N° 62 - 10 décembre 2009



lassans dans les textes anciens

- “in territorium castri Flacianis”, en 1045, “in Flatiano”, en 1078, “in castro Flassanis”, en 1123, “de castro Flazanis”, en 1152, dans la Revue historique de Provence
- “c. de Flazans”, en 1200, dans la Gallia christiana novissima, d’Albanès
- “Petro de Flassano”, en 1229, dans le Cartulaire de Saint-Victor de Marseille
- “de Flazans”, en 1235, dans le Recueil des Actes des Comtes de Provence, de F. Benoit
- “de Flasans”, en 1274, “de Flassanis”, en 1351, dans les Pouillés d’Aix, Arles et Embrun, de Clouzot

("les Chemins Médiévaux dans le VAR" http://www.editionsdelarenaudie.fr/pages/chmed2.htm page 54, que vous pouvez retrouver chez votre Libraire ou Point-Presse ou sur bondecommande.htm )

 

aure de Noves (13)

Énigme : le chanoine Pétrarque, qualifié de “plus grand poëte de la civilisation d’alors”, n’a jamais désigné clairement “l’immortelle inspiratrice” de ses poèmes. Malgré de nombreuses recherches depuis le XIVe siècle, Laure de Noves, n’a toujours pas été formellement identifiée.
........Pourtant notre poète l’a vue en 1328 dans l’église Sainte-Claire à Avignon. Nous savons aussi qu’elle est décédée de la Grande Peste dans cette même ville le 16 avril 1348 où elle a été enterrée dans l’église des Frères Mineurs. Ces données pourraient s’appliquer à une certaine “Laure, fille d’Audibert de Noves, mariée en 1325 à Hugues de Sade”. Elle “avait fait son testament le 3 avril 1348” en demandant à "être inhumée dans l’église des Frères Mineurs à Avignon”.
........La lecture du testament nous apprend aussi que Laure avait eu 11 enfants, dont 9 vivants à la rédaction de l’acte. Les détracteurs de cette thèse ne peuvent imaginer notre chanoine “croisant... la famille de la bien-aimée, les enfants étayés deux par deux, en cinq rangs, et la mère tirant à elle le plus petit ?”. Aussi d’autres nobles femmes ont été proposées dans le rôle de Laure de Noves. À ce jour, aucune n’a réuni tous les suffrages. Il ne faut peut-être pas oublier qu’au XIVe siècle “la poésie amoureuse était encore proche de celle des troubadours et ne comprenait le servage auprès de l’élue que comme éternel”.

("Les Bouches-du-Rhône itinéraires-découvertes" http://www.editionsdelarenaudie.fr/pages/bdritin.htm page 158, que vous pouvez retrouver chez votre Libraire ou Point-Presse ou sur bondecommande.htm )



oaraze (06)

Vous êtes sur la Départementale 15. Un kilomètre avant d'arriver à destination, sur votre gauche une petite route, c'est l'ancien chemin muletier qui reliait Coaraze à Nice.
........À quelques centaines de mètres, la chapelle Saint-Sébastien édifiée au début du XVIe siècle. Elle avait pour mission d'assurer la protection des habitants contre la peste sensée venir de la mer. Au XVIe siècle, elle est couverte de fresques par un peintre inconnu. A remarquer, sur le mur du fond une belle sagittation de Saint-Sébastien, et un "Dieu le Père" sur la voûte de la chapelle. Il est contenu dans une mandorle formée de deux sections d'arcs. Assis dans les nuages, il tient un globe terrestre dans la main gauche et semble bénir de la main droite.
........En reprenant votre voiture, vous trouverez facilement à la garer à l'arrivée à Coaraze...



Dieu le Père sur la voûte de la chapelle Saint-Sébastien de Coaraze

("Alpes-Maritimes et Principauté de Monaco - itinéraires-découvertes" http://www.editionsdelarenaudie.fr/pages/am2.htm page 141, que vous pouvez retrouver chez votre Libraire ou Point-Presse ou sur bondecommande.htm )


ne bannière pour Auriol (13)

Nous savons le roi René grand mécène pour les arts. Il aura des peintres attitrés, attachés à sa personne, tel Nicolas Froment (le Buisson Ardent). Mais il avait aussi recours ponctuellement à d’autres artistes, qui, pour certains, n’auront exécuté qu’une seule oeuvre pour notre prince. Parmi ceux-ci, citons Jean Chapuis, qualifié de “Maistre Gentil, paintre”. Il “décora (des) écussons (du roi René), en 1476, (sur) une bannière qui fut donnée aux habitants d’Auriol, en Provence”.
........À quelle occasion ? Cela n’est pas précisé dans le texte. Auriol peut toutefois se vanter d’avoir reçu une bannière du “bon roi René”.

("Les Bouches-du-Rhône itinéraires-découvertes" http://www.editionsdelarenaudie.fr/pages/bdritin.htm page 37, que vous pouvez retrouver chez votre Libraire ou Point-Presse ou sur bondecommande.htm )

 

oquebrune-sur-Argens (suite) (83)

À cette époque, les grands seigneurs avaient l'habitude de faire don d'une partie de leurs terres aux abbayes pour assurer leur salut. Les monastères de Saint-Victor de Marseille et de Lérins en furent les principaux bénéficiaires. A partir du XIIe siècle, un autre ordre religieux monopolise les dons : l'Ordre des Templiers.
........À cette période, la population semble en pleine prospérité, et on reconstruit la Chapelle Saint-Pierre-in-Vallis, que nous pouvons admirer encore aujourd'hui (route de Saint-Aygulf).
........L'actuelle église paroissiale du XVIe siècle englobe sous la forme de chapelle latérale, à gauche en entrant, une église romane à "voûte lombarde" datée des alentours de l'an 1200.
........Aux XIIe et XIIIe siècles, devant l'augmentation de l'agglomération, un rempart plus important est élevé autour du Castrum. Des chapelles dispersées sur le territoire roquebrunois rappellent l'ancienne implantation des habitations en hameaux. Aujourd'hui, ces chapelles souvent désaffectées abritent musée, expositions ou autres manifestations dans leurs beaux écrins...

("le VAR itinéraires-découvertes" http://www.editionsdelarenaudie.fr/pages/varitin2.htm page 126, que vous pouvez retrouver chez votre Libraire ou Point-Presse ou sur bondecommande.htm )


t si l'on se rencontrait en décembre 2009-janvier 2010 ?

- 5-6/12/09 Mouriès (13) - dédicace au "Grand Marché des Huiles Nouvelles et du Noël Provençal"
- 10/12/09 Ampus (83) - 18 h à la Médiathèque, conférence-diaporama "Le Var médiéval"
propconf.Var
- 12-13/12/09 Auriol (13) - dédicace au "Marché de Noël"
- 30/01/10 La Garde-Freinet (83) - je prévois de participer aux "9èmes Rencontres Histoire et Patrimoine des Maures" - (pour plus de détails, contacter le Conservatoire du Patrimoine au 04 94 43 08 57)

Pour le programme complet, connectez-vous sur http://www.editionsdelarenaudie.fr/pages/confer.htm

Si vous souhaitez notre venue pour donner une conférence ou participer à une manifestation particulière, n'hésitez pas à nous contacter : accès messagerie

 


nfin, vous prévoyez de parcourir...

Vous prévoyez de parcourir un itinéraire-découverte, une randonnée pédestre ou d'aller à la rencontre d'un site, et vous souhaitez trouver un lieu d'accueil agréable pour votre étape ?
........Un nombre honorable de gîtes, chambres d'hôtes, etc, apprécient notre démarche. Ils concrétisent leur sympathie en créant un lien grâce à notre bannière qu'ils affichent sur une page de leur site. Si vous devez vous déplacer dans la région, vous trouverez là de bonnes adresses pour un agréable séjour. Pour une lecture plus facile, j'ai scindé en trois pages la présentation des "Liens d'hébergements" :
- Alpes-Maritimes : http://www.editionsdelarenaudie.fr/pages/liensheberg.am.htm
- Var : http://www.editionsdelarenaudie.fr/pages/liensheberg.levar.htm
- Bouches-du-Rhône : http://www.editionsdelarenaudie.fr/pages/liensheberg.bdr.htm

 

........Alain RAYNAUD
........Auteur-Éditeur

 

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De : an...e.d...ins@neuf.fr
Objet : Rép : Le journal de la Provence médiévale et du comté de Nice
Date : 18 décembre 2009 16:18:28 HNEC

.....Bonjour !
Un magazine reçu hier me précise ceci à propos de la belle Laure : le peintre siennois Simone Martini était à peine arrivé à Avignon que Pétrarque lui demanda de faire le portrait de sa belle et fut si heureux du résultat qu'il écrivit :
"Quand se forma en Simone la pensée profonde
Qui en mon nom lui mit en main le style ..."
ceci dans le sonnet consacré au peintre. Et les traits de cette Laure aurait été aussi dans le visage de "la princesse de Trébizonde sauvée du dragon par St Georges" le tout dans une fresque détruite (église Notre-Dame des Dons). Le portrait de Laure est perdu mais est née une amitié entre les deux artistes comme le témoignent des enluminures signées "Simone Martini" sur un manuscrit de Pétrarque (oeuvres de Virgile) daté de 1340. Voilà ce que j'ai lu ce matin et comme je viens de lire ton journal, tu comprends l'enchaînement facile.
.....Porte-toi bien. Bises malgré le froid.
.....Andrée

 

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Journal de la Provence Médiévale
et du Comté de Nice