Dans la période médiévale, l’architecture gothique est généralement perçue comme la mise en oeuvre de la verticalité. Il est certain, que l’évolution de l’arc brisé des ouvertures et des voutements, associée aux angles aigus des gables(B), a grandement facilité cette évolution.
Permettez-moi, toutefois, d’avoir un penchant particulier, pour ne pas dire dissonant, pour la façade occidentale de la cathédrale Notre-Dame de Paris. En effet, sur aucune autre façade gothique, sauf oubli ou méconnaissance de ma part, je n’ai lu une telle “retenue” dans l’élévation. Superbe “retenue”, qui met en relation, en proportion, et en nuance également, les différents éléments, tant horizontaux que verticaux, mais surtout horizontaux, qui constituent l’armature esthétique de cette élévation. Les 4 corniches qui barrent la largeur de la façade mettent bien en évidence les 4 rectangles qui structurent la façade de la cathédrale. Ils constituent le tracé originel de la composition. Remarquez que les tours, elles aussi, ne sont pas surdimensionnées : elles sont en harmonie(A) avec les autres dimensions de cette façade. Résultat, nous pouvons admirer, le magistral résultat d’un beau tracé harmonique(C). En plagiant Louis Guillet, j’oserai avancer que la qualité esthétique de la façade de Notre-Dame de Paris est dans la lignée de celle du Temple d’Athéna(D) sur l’acropole d’Athènes. |